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Le marathon, le 100km et le 24 heures par les chiffres. Ma pratique de la course à pied.

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Marathon Seine-Eure : analyse

J’ai vécu la course comme étant menée sur un rythme très régulier, et c’est vraiment le premier marathon où j’ai pu choisir totalement ma gestion de la course. J’avais ma montre Garmin 305 au poignet. Je prenais un circuit (‘lap’) tous les deux kilomètres pour vérifier mon allure, sachant que l’objectif d’une allure moyenne de 9’15 par tranche de 2 kilomètre correspondait à 3h15 au final, tandis que 9’06 correspondait à 3h12. Je m’étais fait un plan à 3h12’45 en prévision de la course, sachant que j’étais susceptible de dériver d’une ou deux minutes dans les derniers kilos, ce qui s’est passé avec ce coup de mou au 39ième. Le meneur d’allure des 3h15, qui avait fait toute la course jusque là 100-400m en arrière de mon groupe, m’a rejoint au 40ième, et je dois dire qu’il m’a bien aidé à me ressaisir pour finalement tomber sous les 3h15.

 

Le graphique de la vitesse ‘instantanée’ (en réalité sur une distance d’1 km glissante) calculée à partir des données détaillées Garmin corrigées de l’imprécision de la mesure des distances montre une belle régularité, y compris au delà du 30ième kilomètre et jusqu’au km 37, suivie d’une dérive jusqu’au km 39 (je me suis arrêté au ravitaillement pour boire quelques gorgées d’eau), puis d’une reprise en main achevée carrément par un sprint dans les 200 derniers mètres. L’objectif consistait à rester dans la bande délimitée sur le graphique par les lignes horizontales des 3h15 (en rouge : 4’37 au kilo) et 3h10 (en vert : 4’30 au kilo).

 

 

MSE2010_Pace.JPG

 

 

Le second graphique montre le temps final estime (EFT : Estimated Finishing Time) ‘instantané’ pendant la course. Il est calculé en extrapolant à partir de l’allure instantanée la plus récente et du temps de course effectué jusque là, en supposant que l’allure reste constante jusqu’à l’arrivée. On y voit que, jusqu’au km 15, j’ai eu du mal à me caler sur un rythme adéquat, mais que tout est rentré dans l’ordre ensuite. On observe aussi que mon objectif de passer sous les 3h15 a été en danger entre les km 39 et 41, et que j’ai heureusement pu me reprendre dans les deux derniers kilomètres, grâce entre autres au meneur d’allure des 3h15. Sans cette faiblesse, j'aurais fini en 3h13'30, donc un gain d'une toute petite minute. 

 

MSE2010_EFT.JPG

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