Le marathon, le 100km et le 24 heures par les chiffres. Ma pratique de la course à pied.
Après plus de vingt ans de pratique, pas toujours assidue, de la course à pied, je me suis résolu à l’achat d’une montre Garmin 305 équipée de GPS en octobre 2010, juste avant de courir mon troisième marathon.
J’en avais assez de mesurer les distances de mes parcours de CaP : cet exercice est très fastidieux. Vers la fin des années 80 et le début des années 90, je mesurais les distances à la règle sur les cartes IGN au 25 000 (1 cm équivaut à 0,25 km). Depuis quelques années, j’utilisais des sites internet comme MapMyRun pour mesurer plus facilement mes parcours et pour les archiver.
Dorénavant, je me sers souvent de ma montre Garmin pour mesure les distances et l’allure moyenne. J’ai remarqué que la mesure de l’allure instantanée est très instable, donc pas fiable. Je préfère mesurer l’allure moyenne depuis le départ ainsi que l’allure moyenne sur chaque portion successive de 1 km ou de 500 mètres.
Je pense que la précision du GPS est suffisante quand il s’agit de mesurer des parcours en ligne droite ou comportant peu de virages à angle aigu : une erreur de l’ordre de 1% à 2% est tout à fait acceptable. Par exemple, sur le dernier marathon Seine-Eure, la distance totale mesurée par le GPS était de 42.46 km, soit une erreur de 0.6% sur un parcours en ligne.
En revanche, sur des parcours présentant de fréquents changements de direction assez marqués, le GPS tend à surestimer nettement les distances, ce qui par conséquent résulte en une nette surestimation des allures. Je peux citer deux exemples :
Ces constatations, déjà anciennes, m’ont donc conduit à ne jamais me fier aux indications de distance ou d’allure du GPS pour mes séances de travail à allure spécifique ou de VMA longue. Je préfère de loin m’en remettre à une mesure exacte des distances, soit en effectuant cette partie de mes séances sur une piste d’athlétisme, soit en mesurant sur MapMyRun.com des distances de 1 km exactes successives et à prendre mes temps de passages aux km complets lors de mes séances.
Au-delà du problème de la précision de la mesure de l’allure, je pense qu’il est dangereux de faire trop confiance au GPS lors des séances de travail de l’allure spécifique car il tend à systématiquement surestimer l’allure réelle, et peut donc conduire le coureur qui s’entraine à viser une allure en réalité plus lente que son allure cible. Le jour de la course, alors qu’il sera confronté à une mesure exacte des distances sur le parcours du marathon, avec marquage tous les kilomètres, il découvrira avec étonnement que l’allure cible lui demande un effort bien plus important que celle à laquelle il s’est entrainé pendant sa préparation.