Le marathon, le 100km et le 24 heures par les chiffres. Ma pratique de la course à pied.
Quelle preuve a-t-on que la méthode Cyrano épargne le corps ?
Il vient naturellement à l’esprit d’utiliser les trimps, comme mesure de la charge de travail, pour tenter de quantifier objectivement l’effet des portions marchées telles que préconisées par la méthode Cyrano.
Pour ce faire, on comparera, d’une part, une course de 100 kilomètres à vitesse constante de 10 km/h et 115 bpm (en tentant de tenir compte de la dérive cardiaque présumée), et d’autre part le parcours de la même distance mais entrecoupée de portions marchées de durée une minutes, intercalées toutes les onze minutes de course à l’allure 5 :48. On suppose que les portions de marche se font à une fréquence cardiaque moyenne de 90 bpm et que les portions courues se décomposent en deux phases consécutives : 3 minutes pendant lesquelles la fréquence cardiaque remonte progressivement, temps pendant lequel on suppose une fréquence moyenne de 105, puis 8 minutes de courses à 110 bpm.
On obtient les résultats suivants :
La différence est faible, en tout cas bien plus faible que ce que j’escomptais intuitivement. Je m’attendais plutôt à un gain de 25% à 30%. On notera que cette différence augmente significativement si j’accentue la dérive cardiaque dans le cas de la course continue en supposant une fréquence moyenne de 115 bpm : la charge de travail continue monte de 630 à 729 trimps, générant une différence cette fois de 144 trimps, ou 20%.
J’imagine que le gain réel se situe quelque part entre ces deux situations, toutes deux assez schématiques. En tout cas, le gain existe, c’est certain, en ce qui concerne la charge de travail, ou plutôt les stimuli métaboliques.
La méthode Cyrano génère très probablement un autre avantage, pas (ou moins) mesurable celui-là, en termes de ressenti de fatigue dans les jambes, de ralentissement de l’apparition de petites blessures aux pieds (ampoules etc…).