Le marathon, le 100km et le 24 heures par les chiffres. Ma pratique de la course à pied.
Après une pause le weekend dernier, la saison des marathons en France métropolitaine continue avec deux épreuves de taille moyenne et une de plus grande envergure.
terminer à Lens. En 2010, les résultats du peloton montrent des performances très en deçà de celles de marathons de taille semblable courus en province : 2.5% de coureurs en moins de trois heures, et un temps médian de 4h04, soit encore plus lent qu’à Paris. En revanche, le temps du vainqueur (2h12) semble indiquer que les organisateurs ont les moyens d’attirer du beau monde : en effet, les trois premiers de l’édition 2010, un qatari et deux kenyans, sont groupés entre 2h12 et 2h16 tandis que le premier français est relégué à 10 minutes en 2h26. La lenteur du peloton s’explique probablement par le caractère éminemment local du recrutement des coureurs : une très grande majorité du peloton vient du département du Nord (59) et des départements limitrophes : Somme (80) et Pas-de-Calais (62). Enfin, une course en ligne, au contraire d’une ou de plusieurs boucle, court toujours le risque qu’un vent persistant sur tout le parcours diminue les performances.
mis à part le marathon du Médoc et le marathon de Millau, dont la philosophie assez spéciale explique des performances inexplicables autrement. En 2010, seuls 12% des arrivants ont fini en moins de 3h30 à Blayes. On relève 465 inscrits à la date du 8 mai 2011. Intrigué, je lis sur le site du marathon qu’il a beaucoup de dénivelé (300m D+), que près de 5 kilomètres se courent sur des chemins, et que le parcours traverse plus de 20 châteaux. C’est donc un marathon festif, un peu comme le Médoc. Seul le temps limite de 6 heures empêche les coureurs de rester le double du temps habituel sur le parcours.